Pour la troisième fois dans la semaine, j'ai failli louper mon bus.
Et voilà, nous y sommes. Plus de voiture, plus ce transport privilégié avec lequel rien ne peut t'arriver, avec lequel la montre n'est qu'un jouet inutile -enfin... presque-.
Depuis lundi, je prends les transports en commun. Matin, midi et soir.
Bon, je vous l'accorde, midi et soir, je prenais déjà. Mais le matin... !
J'ai déjà un lit jaloux et possessif qui ne veut pas me laisser sortir le matin. Ainsi, je me dresse fièrement sur mes pattes à 7 heures 10.
Le temps de la douche, du maquillage, du parfum et du brossage de temps... La station la plus proche a un bus qui passe à 7 heures 31. Mais, en réalité, c'est impossible.
Qui peut être prêt à cette heure-ci ?
Le bus passe à 7 heures 41 à l'autre arrêt.
Ce matin, j'ai pris la ligne 3 (alias le bus de 7 heures 41).
J'ai du courir, courir et frapper comme une demeurée à la porte pour que le chauffeur, déjà pratiquement parti daigne m'ouvrir.
Enfin, c'est tout. Pour la troisième fois de la semaine, j'ai failli louper le bus...