Demain soir je regarderais un film pornographique... Avec ma mère.

La nouvelle est tombée il y a maintenant un mois, mon groupe fétiche Indochine repart pour deux dates de folie au mois de Février 2012.
Euphorie, putain de joie. Revoir les Boy's, pour une fan, c'est un truc terrible.
Coût des places ? 35€, abordable.
Et finalement non. Impossible d'y aller.
Alors, la veille des concerts, que j'espère heureux pour les fans qui pourront y aller, je dirais :
"Demain soir je regarderais un film pornographique... Avec ma mère".

Sinon, tu fais quoi dans la vie ?

Pourquoi est-ce qu'à cette question j'ai envie de répondre : de la philosophie ?

Peut-être que mes huit heures par semaine me montent à la tête. En vérité, je ne sais que dire. Si ce n'est "Kant, Leibniz, Descartes, Hegel, Marx, Arendt, ...".
Les cours de philo, perso, je ne retiens que : "blablablabla".
Pourtant mon prof est un mec cool. Enfin, y a pire que lui. Mais je sais pas. Y a un truc qui passe pas. C'est comme manger un bon poisson et avaler la plus grosse des arêtes : asphyxie, mort, ou au moins pire, gène respiratoire.
Les cours de philo, c'est juste sueurs froides, voire sueurs chaudes, un livre orange de 606 pages (que je compte toujours une par une à chaque cours), et des auteurs au nom incensé qui écrivent des choses incensées.
Franchement, quel est l'être humain qui aurait l'idée d'écrire sur la vie, la mort, la postérité, le bonheur, etc ?
Des choses auxquelles on ne pense que le soir avant de s'endormir. Des choses auxquelles on ne devrait pas penser pour rester libres dans nos têtes et sains d'esprit.

Alors maintenant, au lieu de répondre "j'étudie" à la question "Sinon, tu fais quoi dans la vie ?", je pense répondre "je fais de la philosophie".

J'avais des amies. J'en ai plus. C'est mieux comme ça.

En vérité, le titre est un peu -beaucoup- mensonger. Ou pas tant que ça.
J'ai jamais été amicale, j'ai souvent envoyé les gens balader. Bref, limite asociale.
Cependant, j'ai mes bons amis, des scientifiques, mon antithèse parfaite. Ah, et une éco.
Et j'avais des copines, des potes filles.
Mais bon, à me parler pour ne rien dire, m'ignorer sans cesse ou faire semblant que j'existe quand elles ont besoin, ça me gave.
J'ai envie de hurler un bon "vas te faire foutre pouffiasse !", mais je suis digne, intègre et pas vulgaire -on y croit !-.
Non mais, merde, les gens aujourd'hui, ils sont pas comme ceux du siècle dernier. A la limite, qu'elle me dise "Putain Nish' mais tu me casses les burnes."
Mais comme c'est une nana des plus "je suis trop cool par devant mais j'ai un balais au fond du cul"... elle le dira jamais.
En gros, j'avais des amies, j'en ai plus. Et c'est mieux comme ça.

Silence radio. Raccroché.

Je venais juste de rentrer des cours. Je me suis posée sur mon lit, emballée dans ma couverture rouge parce qu'il fait froid. Et là, un appel.
Je me lève tant bien que mal -j'ai pris du temps, parce que mes pieds et la couverture étaient emmêlés- et je saisis le téléphone !
INCONNU. D'habitude, même sur la ligne fixe, je refuse les appels inconnus, mais comme j'attends un coup de fil urgent, j'ai décidé de prendre l'appel.
Virgin mobile. Ouais, ouais, ils t'appelent toujours pendant midi, te sucent jusqu'à la moelle.
"Oui, madame Xiouboubou ?" Déjà, elle appelle pas chez la bonne personne. Je lui ai dit, et elle a répondu "Boh, pas grave."
Bah tiens, si moi je bossais comme elle, ce serait la fin des haricots.
Elle m'a tenu la crampe pendant de longues minutes, et je l'ai incendiée.
D'accord, il faut bien qu'elle bosse, mais moi, je lui ai pas demandé de m'appeler.
Du coup, silence radio. J'ai raccroché.

«Pour devenir centenaire, il faut commencer jeune.»

A l'heure à laquelle j'écris, j'aimerais dire que j'ai déjà un certain âge, une relative expérience de la vie. Mais il n'en est point ainsi.
C'est donc en tant que jeune fille que je viens poser mes pensées et réflexions sur cet espace.
Étant Française, citoyenne du monde, je jouis de ma liberté. Celle d'avoir une opinion, de m'exprimer, écrire avec ou sans forme, et je décide de ne m'interdire aucun sujet.
Ce n'est pas parce que je suis une "débile et stupide comme tous les jeunes", comme mes aînés le disent si bien, que je n'ai pas droit, moi-aussi, à la parole.
Pour ce qui est du reste, je m'attaque à des sujets frivoles, à des causes perdues, ou à certains thèmes qui me touchent.
J'écris long, j'écris court. Parfois même, je n'écris pas.
J'aimerais juste pousser ma petite gueulante. Une fois de plus, dans la rue principale de Charleville-Mézières, j'ai entendu deux grands-mères dire que nous, les jeunes étions des "petits cons sans avenir". Laissez moi vous répondre, Mesdames, que jeunesse et étroitesse d'esprit ne vont pas de paire, que vous feriez mieux de balayer devant votre porte, et que pour devenir centenaire, il faut commencer jeune.