J'ai le trou du néant

J'ai un trou. Un putain de trou du néant. Il se situe dans ma poitrine, et il me ronge, encore, encore, encore, et toujours.
Je ne sais plus quand il est apparu. Je m'en fous, au fond.
Tout ce que je sais, c'est que ça fait mal. C'est une souffrance de chaque jour.
Tous les jours, je dis bien, ce poids vide me hante, me mange, me tue.
Parfois, j'ai envie de prendre un couteau de boucher pour faire un truc bien sanguinolant. J'ai envie de me l'enfoncer dans les entrailles, entre les deux monts de Vénus, bien au centre de la poitrine.
Enfoncer, remuer, retirer, réenfoncer.
Je me vidrais de mon sang, le spectacle sera rouge, et je m'enfoncerais dans la folie, la douce mort.
Quel bonheur de ne plus sentir ce monstre en moi.
En attendant, j'écris sur lui, et il se fait sentir.
J'ai le trou du néant, qui me pousse chaque jours vers le suicide.
Il est lourd, bien que vide, et il me ronge.
C'est comme de la pourriture, en pire.
Peut-être qu'un jour il me quittera.

 


Pensées - Le Rêve s'Achève

"Chaque instant est le regret du précédent."

En bonne PEIste qui se respecte.

De lundi à jeudi, je suis partie à Lille, pour préparer, comme tout le monde le sait, le concours de sciences politique.
Ce truc, c'est de l'angoisse de dingue, et l'impression d'être conne et archi conne.
En bonne PEIste qui se respecte, je n'ai jusqu'ici rien appris de mes cours, et je maitrise à peine les bases.
Sauf que jeudi soir, j'ai décidé de m'y mettre. Il me reste une semaine pour manger le plus de cours possibles.

Quand à mon stage Lillois, que du bonheur. J'ai rencontré des gens sympas, j'ai pleuré à mon départ.
Quand tu vas dans le Nord, tu braie quand tu pars, c'est la vérité ;)

J'attends avec impatience la veille de mon anniversaire pour y retourner et voir tous ceux que j'ai apprécié.
Je souhaite également un bon courage à tous les préparateurs du concours sciences po, même si au fond, j'espère grapiller plus de points qu'eux - c'est la touche de mauvais humour, évidemment que je vous souhaite de réussir !-.

Pour ma part, je ne m'attends pas à un miracle, mais j'espère débarquer à Lille l'an prochain.

 

Pour la troisième fois dans la semaine, j'ai failli louper mon bus.

Et voilà, nous y sommes. Plus de voiture, plus ce transport privilégié avec lequel rien ne peut t'arriver, avec lequel la montre n'est qu'un jouet inutile -enfin... presque-.

Depuis lundi, je prends les transports en commun. Matin, midi et soir.
Bon, je vous l'accorde, midi et soir, je prenais déjà. Mais le matin... !

J'ai déjà un lit jaloux et possessif qui ne veut pas me laisser sortir le matin. Ainsi, je me dresse fièrement sur mes pattes à 7 heures 10.
Le temps de la douche, du maquillage, du parfum et du brossage de temps... La station la plus proche a un bus qui passe à 7 heures 31. Mais, en réalité, c'est impossible.
Qui peut être prêt à cette heure-ci ?
Le bus passe à 7 heures 41 à l'autre arrêt.

Ce matin, j'ai pris la ligne 3 (alias le bus de 7 heures 41).
J'ai du courir, courir et frapper comme une demeurée à la porte pour que le chauffeur, déjà pratiquement parti daigne m'ouvrir.

Enfin, c'est tout. Pour la troisième fois de la semaine, j'ai failli louper le bus...

"Nevermind I'll find someone like you."

On change en si peu de temps. On aime en si peu de temps. On arrive même à délaisser certaines personnes pour d'autre.
En ce moment, je n'ai plus envie de rien. Je ne parle plus à beaucoup de gens. Je n'en ai plus la force ni la motivation.
Et mon coeur hurle. J'ai envie de partir.

Il m'a tuée sur place. Brisée, découpée. Mais c'est attirant. Quel succès.
D. Comme "demain", "disturb", "d'accord".
Il m'a prise, il m'a volée. Dépossédée.
Et je crois qu'il est le seul à pouvoir pénétrer ma bulle à 100%.

J'ai envie de profiter à ses côtés. Parce que c'est un type cool.

Et je lui ai dit "Nevermind I'll find someone like you.". Il a été touché.
C'est un coup de foudre. A double sens.

 

 

Croise les doigts. Ferme les yeux. Respire. Espère.

On a souvent fait des conneries. A plus ou moins grande échelle. Qui ont eu plus ou moins d'impact.
Celle que j'ai fait, ou que je suis censée avoir faite m'a conduit dans un état qui est pour l'instant celui de non-retour.
Définitif ou non ? Comment pourrais-je le savoir ?
En mon fort intérieur, je me persuade que cet état passera comme c'est venu. En fait, je l'espère vraiment, mais j'ai l'impression d'avoir tout foutu en l'air.
C'est une drôle d'impression. C'est un sentiment triste.
J'aimerais bien avoir tort, J'aimerais bien remonter dans le temps. Pas en parler, ou bien comprendre à l'avance.
Mais c'est fait. Il ne me reste plus qu'à attendre.
Moi qui aime tout prévoir, c'est raté.

Croise les doigts. Ferme les yeux. Respire. Espère. Repends toi.

Au moins Marquise.

Pourquoi est-ce que mon côté éclectique me pousse dans les bras de Vivaldi ?

Cette musique, ce rêve, ces visions.
J'imagine un palais, des belles robes, des hommes joyeusement pervers, virilement beaux et tellement flatteurs.
Comme si le "Ouesh mademoiselle t'es trop bonne" redevenait un "Mademoiselle me plait. M'accorderiez-vous cette danse ?".
Un homme, un vrai. Un homme habillée à la mode des Hussards, de Louis XIV ou d'Henri VIII.
J'imagine des queues de cheval grises, de beaux rubans.
Je n'ai pas de mal à imaginer les fastes de la Cour, les promenades aux jardins, des balades à cheval.
Un rythme endiablé sur lequel danser. Un rythme sur lequel avancer, marcher.
J'imagine être courtisane, courtisée par des Seigneurs, cour d'enfer, bonheur.
Fontaines de Champagne, macarons, chocolat.

Enfin, vient le plus important. L'envie d'être prise et possédée. L'envie de partager ma couche avec un de ses Rois, Princes, Ducs, Marquis, que sais-je encore ?
Sexualité, sensualité ou bestialité.

Prenez-moi encore, mais j'exige au moins d'être Marquise. Pas moins.

UC utilisée : 100%

Je crois que j'ai réalisé combien j'étais une geekette les jours derniers. Mais alors, vraiment, vraiment, vraiment accro à l'ordi. Pire qu'accro. Une addict. Mais l'addiction à un PC, à Internet et tout le toutim, c'est pire que tout. Je veux dire par là que quand nous sommes face à un accro aux joints : il a tous les moyens de ne pas être en manque. Tandis qu'un ordi, quand ça veut pas, ça veut pas.
Ainsi, après avoir été ennuyée en arrivant en vacances par un Internet qui ne voulait pas fonctionner - On dit merci SFR et les perturbations quasi quotidiennes surtout après la tempête -, j'ai du essyuer les déboires de mon PC.
Un truc de folie. Incapacité totale à l'utiliser. J'ai cru crever. Vraiment.
Mais après deux heures de manipulations acharnées, pour le moment, le calme est revenu.
Pour combien de temps ?
Tout ce que je sais, c'est que pour le moment il supporte trois conversation MSN, deux fenêtres Firefox ouvertes et le lecteur Windows Media Player qui me laisse donc écrire en écoutant Mylo Xyloto de Coldplay.

Je peux maintenant me déhancher sur Princess of China. J'adore le mélange Coldpay-Rihanna.

Parfois, tu n'as pas besoin d'un joint pour planer.

Il y a des musiques, il suffit d'en entendre un petit morceau pour être bien.
Je veux juste dire par là que parfois, tu n'as pas besoin d'un joint pour planer. Je vais pas dire que la drogue c'est mal, parce que je ne le pense pas, et qu'un petit bedo, ça sent super bon, et ça fait du bien. Mais sans ça, il est possible de découvrir LE vrai état de plénitude.
Aucunement besoin de quelqu'un ou quelque chose d'autre que les notes.

Il me suffit d'ouvrir VLC et de lancer les Crocodiles. Ce groupe m'emmène dans des ailleurs, me fait du bien, me dépayse. Peut-être que c'est le style Indie ?

En réalité, j'en sais rien, mais c'est, passons l'expression, un PUTAIN de groupe selon moi.

Je ne peux que remercier Canal + de me les avoir fait découvrir un jour. Et oui, même la chaine cryptée peut être d'une grande utilité.

Le seul problème, c'est que je plane réellement en écoutant. Tellement que j'en deviens sympa.
Enfin, on ne peut pas tout avoir.